vendredi 13 novembre 2009

La Malnutrition au Tchad!

La Malnutrition au Tchad!

Nous voyons un peu partout à travers le monde les images des enfants malnutris d’Afrique dans les médias qui attirent bien la sympathie des Organisations Non Gouvernementales et donateurs du Nord prêts à apporter des réponses sporadiques mais sans chercher à palier aux causes réelles de ce phénomène. Au Tchad, la guerre seule, à notre point de vue, ne saurait expliquer la malnutrition qui, de plus en plus chronique, puise ses origines dans la politique économique inconséquente de nos États Africains dictée par les intérêts occidentaux qui, dans leur désir de faire de l’Afrique leur continent pourvoyeur de matières premières pour le ravitaillement de leurs industries, ont promu les cultures commerciales d’exportation de masse. C’est ainsi qu’au Tchad, la culture vivrière qui comblait amplement les besoins alimentaires de la population fut substituée par la culture du coton qui malheureusement, avec la part faible de marché des pays pauvres dans les échanges mondiaux, n’apporte non seulement pas de réponses adéquates aux problèmes du paysan mais dénature aussi l’environnement par l’utilisation abusive des engrains chimiques. Il est donc impérieux que nos États encouragent plus les cultures vivrières en vue de garantir une autosuffisance alimentaire à leur population que de continuer à faire le bonheur des industriels occidentaux. Car dans ce monde dominé par le capitalisme chacun vise ses propres intérêts.

Djogo

GALA, le goût du bonheur!

GALA, le goût du bonheur!

Nous avons ci-dessus le Slogan d’une marque de bière fabriquée par la brasserie du Tchad qui donne sujet à réflexion sur le bonheur dont elle veut s’en prévaloir auprès des consommateurs. Ces derniers estiment que l’alcool leur permet de ‘’ noyer les soucis’’ qui sont, entre autres problèmes récurrents de la vie, le chômage, la pauvreté, les chagrins d’amour….Mais ces moments d’insouciance passagère assimilés malheureusement a une sensation de bien être précaire, engendre très souvent un chapelet de problèmes qui touchent directement le consommateur et son entourage. Nous pouvons ainsi noter le nombre croissant d’accidents des voies publiques responsables sinon des décès, du moins d’importants handicapes physiques irréversibles. Nous observons une dépendance alcoolique chez les consommateurs de plus en plus jeunes occasionnant des dépenses qui contribuent d’avantages à l’appauvrissement des ménages qui n’arrivent plus a assurer une bonne éducation aux enfants et favorise la violence conjugale dont sont souvent victimes les femmes.

A la lumière de tous ces problèmes résultant d’un marketing bien réussi il nous semble judicieux de nous interroger sur le bien fondé de ce bonheur éphémère lourd de conséquences sociales et sur le rôle que joue l’État dans la protection des consommateurs. Il nous semble donc indispensable que l’État réglemente la vente des boissons alcoolisées en vue de lutter efficacement contre la pauvreté et d’assurer l’épanouissement de sa jeunesse sur qui repose l’avenir du pays.

Djogo